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Evénement

Evénement Pet & Co.

 

Pet & Co. est un événement gratuit où seront rassemblés des experts du monde canin et félin, des représentants de start-up et d’applications innovantes, des influenceurs ainsi que des passionnés d’animaux de compagnie.

La journée s’organise autour de trois séries de conférences d’une durée de deux heures chacune :

La première « Pet in the city » où l’équipe interdisciplinaire d’Animal University (éducateur canin, psychologue, éthologues, vétérinaires) parlera des challenges imposés à l’animal en ville et des solutions qui peuvent être envisagées.

La seconde « Pet online » au cours de laquelle les représentants de stats up expliqueront comment les nouveaux services et produits Internet peuvent venir en aide à nos animaux de compagnie.

La troisième consacrée aux « Pet influencers, ces nouveaux médias : quels rôles jouent-ils ?

Une remise de trophées est prévue pour récompenser les entreprises, collectivités et individus qui participent activement à la cause animale et grâce à qui, humains et animaux de compagnie avancent ensemble vers une vie harmonieuse.

Enfin, des ateliers ludiques et des animations (stands massage canin, atelier photographie, show d’obé-rythmé…) seront proposés à l’ensemble des visiteurs lors de l’événement. La journée se terminera à 20h par un cocktail pour les personnes invitées.

Plus d’infos sur : https://www.petand.co/

et https://www.facebook.com/events/1915713698475304/

Informations

Je considère mon animal comme mon enfant : erreur ou pas ?

Vous considérez votre chien ou votre chat comme votre bébé, et votre entourage a d’ailleurs tendance à vous le faire remarquer avec une pointe de moquerie ? Sarah Jeannin, psychologue clinicienne et Docteur en éthologie, décrype ce comportement.

L’animal de compagnie a une place de plus en plus importante dans notre société. En France, presque un foyer sur deux possède au moins un animal de compagnie. En Occident, les propriétaires d’animaux de compagnie sont qualifiés de « pet parents » dans les médias populaires et la moitié des propriétaires considèrent leur animal comme un membre de la famille à part entière voire comme un enfant. Un grand nombre de propriétaires se comportent avec leur animal de la même façon qu’ils le feraient avec un enfant : ils les embrassent, leur donnent des surnoms affectueux « mon bébé, mon amour, ma fifille…», ils les portent, certains les habillent, fêtent leur anniversaire, leur offrent des cadeaux etc.

La relation homme-animal de compagnie est-elle similaire à la relation parents-bébé ? Des études scientifiques menées sur des propriétaires et leurs chiens nous apportent quelques éléments de réponses.

Le cerveau est activé de la même manière ! Lorsque des mères sont exposées à une photo de leur enfant ou de leur chien, on observe dans leur cerveau une activation similaire de certaines régions impliquées dans les émotions et le système de la récompense (Stoeckel et al. 2014). La vision de leur chien et de leur enfant semblerait donc leur apporter une sensation de plaisir similaire !

L’hormone de l’attachement

L’ocytocine, aussi appelée « hormone de l’attachement » favorise les comportements affiliatifs, l’empathie et les comportements d’approche dans un contexte social. Les interactions homme-chien calmes et positives conduisent à une augmentation de l’ocytocine chez le propriétaire et chez son chien (Nagasawa et al. 2015). Ce phénomène est similaire à ce qui a été observé dans les interactions parents-bébé. Ces deux types de relations ont un soubassement biologique commun !

Attirance pour un aspect “bébé”

Certaines races de chiens et de chats présentent une apparence juvénile marquée(exemple : le Chihuahua de petite taille au front saillant, aux grands yeux et au petit museau). Ce phénomène s’appelle la néoténie et il est en grande partie lié à la sélection artificielle réalisée par l’homme au cours de la domestication. Si on présente à des humains des chiens ou des chats aux caractéristiques faciales juvéniles artificiellement accentuées, ils sélectionneront de préférences ces individus ! (Borgi & Cirulli 2013, 2016). Ces caractéristiques, qui rappellent le visage du bébé humain, attirent l’attention de manière très rapide et inconsciente et induisent des réponses affectives.

L’attachement

A partir d’une version adaptée de la « Situation Etrange d’Ainsworth », un protocole scientifique qui permet d’observer la manière dont le bébé gère les épisodes de séparation et de réunion avec sa figure d’attachement et ainsi d’évaluer son type d’attachement, les auteurs ont montré que les chiens présentent des comportements envers leur propriétaire qui ressemblent de très près à ceux rapportés chez les enfants humains (ex : jouent et explorent plus en présence de leur propriétaire) (Topál et al. 1998)*.

Le « Baby-talk »

Beaucoup propriétaires s’adressent à leur animal en utilisant une voix aigüe et modulée, qui ressemble fortement à la manière dont les parents parlent à leur bébé. Nous avons récemment montré que les chiens sont significativement plus attentifs lorsqu’on leur parle de cette manière (Jeannin et al. 2017). Alors n’hésitez pas à être ridicules J ! Le baby-talk permet à la fois de consolider la relation affective, en transmettant des messages émotionnels évidents et de favoriser l’efficacité de la communication.

Une relation de dépendance

L’animal de compagnie (captif) et l’enfant humain sont dans une relation de dépendance à leur figure de soins. Les animaux de compagnie sont dépendants de leur humain pour : l’accès à la nourriture, aux sorties ; Nous contrôlons leur environnement, leur vie reproductive, leurs interactions, leurs activités. Cette dépendance qui leur est imposée, a des avantages : nous assurons leur santé, leur survie, et des inconvénients : frustrations lorsque leurs désirs et besoins ne sont pas pris en compte! Il est cependant important de retenir que l’animal est autonome contrairement à l’enfant humain, il peut survivre sans l’humain dans son milieu naturel. L’enfant n’en a pas les capacités physiques et cognitives, il est en développement.

Je considère mon animal comme mon enfant : erreur ou pas ? Réponse d’une éthologue et psychologue clinicienne

Il est naturel de ressentir une grande affection pour son animal. L’humain est une espèce sociale ! Nous ne cessons de créer du lien avec ce qui nous entoure, même avec les objets inanimés ! Cette affection est bénéfique pour nos animaux, à partir du moment où cela conduit à de la bienveillance, de l’empathie et du soin.

En revanche, cela devient pathologique lorsqu’il y a une confusion entre un enfant et un animal (imaginez une seconde que vous traitiez votre enfant comme un animal, les besoins de l’enfant non plus, ne seraient pas respectés !). Cela est nuisible lorsque les besoins éthologiques de l’animal ne sont pas respectés, que son bien-être est impacté ou que son intégrité physique est altérée par nos comportements. Mais encore faut-il être capable d’identifier et d’interpréter les états émotionnels de son animal!

Alors que nous adorons nos animaux, nous sommes paradoxalement très peu informés sur leurs besoins éthologiques et leurs modes de communication. Nous avons en conséquence de grandes difficultés à identifier leurs états émotionnels et à ajuster nos comportements. Pour parvenir à les comprendre, il faut adopter leur point de vue.

Nos animaux sont des êtres vivants, d’une nature différente de la nôtre, que nous devons nous efforcer à respecter avec le même respect, et de connaitre avec la même curiosité, que toutes autres natures vivantes dont nous faisons aussi partis. La relation homme-animal va de pair avec intelligence, curiosité, connaissance, conscience et respect. A partir de là, nous pouvons développer de la patience et de la bienveillance.

Dr Sarah Jeannin

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Risquez-vous d’être mordu par un chien?

Une nouvelle étude publiée dans le British Medical Journal révèle que les hommes, ainsi que les personnes dépressives, présentent plus de risque d’être mordus par des chiens. Explications.

D’après cette étude, menée sur 385 foyers du comté du Cheshire, en Angleterre, certains chiens auraient tendance à mordre les personnes souffrant de dépression, d’irritabilité ou d’anxiété.

Comment cela s’explique-t-il ? Dr Sarah Jeannin, docteur en Ethologie, psychologue clinicienne et formatrice à Animal University, estime que « les personnes dépressives ayant des capacités cognitives “altérées” (notamment des difficultés de concentration et d’attention) et une grande fatigue, sont susceptibles de moins percevoir les signaux de communication émis par le chien ». Or « il faut être très attentif à ces signaux ou très expérimentés pour les lire rapidement et facilement (ex : dilatation de la pupille, détournement du regard ou de la tête, léchage de truffe, bâillements etc.). De manière générale, les chiens “préviennent” avant de mordre, l’agression peut être plus rapide s’ils se sentent menacés et que seule cette issue leur permet d’échapper à la situation. »

De plus, « si ces personnes prennent des antidépresseurs, cela peut engendrer des changements hormonaux auxquels les chiens sont très sensibles », ajoute-t-elle. « De la même manière, nous avons remarqué lors de nos consultations que les chiens peuvent s’avérer agressifs avec les personnes alcoolisées, soit à cause de leur changement d’attitude, soit de l’odeur, soit de changements endocriniens ».

Les hommes risquent plus de se faire mordre que les femmes

L’étude publiée par le British Medical Journal précise également que les hommes ont 1.81 fois plus de chance de se faire mordre par un chien.

Si les auteurs de l’étude n’en expliquent pas les raisons, la Dr Jeannin, elle, émet une hypothèse : « les chiens craignent davantage les hommes car ils sont tout simplement plus impressionnant et donc potentiellement menaçants (voix grave, gabarit plus important etc.). Mon expérience clinique me permet de dire que les hommes sont aussi plus rapides dans leur initiative de contact avec les chiens, que les femmes. Les femmes parlent plus que les hommes aux chiens avant d’entrer en contact. Et d’après certaines études, elles seraient plus empathiques, et donc plus à mêmes d’être attentives aux signaux de communication là encore. »

Il est donc très important que tout le monde (hommes, femmes, personnes souffrant d’un mal-être, enfants…) ait accès à des informations de prévention. Connaître un minimum le comportement canin et les signaux qui annoncent la morsure est indispensable.

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