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Métiers animaliers : se spécialiser, c’est gagner !

Si vous rêvez de travailler dans le monde animal – et surtout, d’en vivre, vous avez deux options :

La première, dont je vous ai parlé dans une lettre précédente, est de se diversifier. Un éducateur canin aura d’autant plus de sources de revenus s’il propose également ses services en doggy-sitting, ou en zoothérapie. Pratique, car le marché de l’éducation canine est de plus en plus concurrentiel.

La seconde option, c’est de faire tout l’inverse… Et au contraire, de se spécialiser dans un domaine bien particulier. Un domaine qui vous tient à cœur. Un domaine peu répandu. Un domaine qui vous différencie de vos concurrents.

Comment choisir son domaine de prédilection ? Comment s’y former ? Comment réussir ainsi à vivre de sa passion ?

Je choisis de me spécialiser… Mais dans quel domaine ?

Vos options sont nombreuses. Éducation du chiot ; pratiques ‘animal-friendly’ en clinique vétérinaire ; médiation animale… Comment s’y retrouver ?

Facteur évident, mais souvent oublié : votre spécialisation doit vous plaire.

C’est essentiel ! Après tout, c’est en pratiquant cette activité que vous allez occuper votre avenir professionnel. Autant que cela vous passionne !

Éléonore Buffet, éducatrice et comportementaliste canine, est justement une professionnelle qui a percé grâce à la spécialisation. Aujourd’hui, Éléonore est une experte dans la rééducation de chiens ‘difficiles’.

Éléonore témoigne : « J’ai choisi de me spécialiser dans ce domaine parce que j’aime le challenge. Quand c’est trop facile, je m’ennuie ! La rééducation des chiens difficile me pousse à me dépasser. Il y a toujours un chien qui remet en question nos acquis ; un binôme humain-chien qui ne rentrera pas dans les cases. À chaque fois qu’on pense avoir trouvé LA méthode, on tombe sur un nouveau cas. Il faut continuellement trouver de nouvelles approches.

Lors de différentes formations que j’ai suivies, notamment au Québec, j’ai ouvert les yeux sur d’autres possibilités que la rééducation bienveillante offrait. Il existe toujours une solution, même pour les chiens qu’on considère comme des ‘cas perdus’. »

Deuxième condition pour choisir sa spécialisation : trouver un marché.

Si vous vous spécialisez dans l’éducation des chiens de troupeau, alors que vous vivez en centre-ville de Paris… Vous aurez bien du mal à vendre vos compétences.

Éléonore nous explique : « Votre domaine de spécialisation doit vous passionner… Mais cela doit aussi être une passion ‘rentable’ ! Choisissez une spécialisation où il y a un marché, avec des gens assez intéressés pour payer vos services.

Par exemple, un Assistant Spécialisé Vétérinaire (ASV) a tout intérêt à se spécialiser sur l’approche ‘animal-friendly’ en clinique. Ce sont des compétences qui sont très prisées : l’ASV sait ainsi comment penser le parcours de soin de l’animal – de l’arrivée en salle d’attente, jusqu’au retour de son maître. Ainsi, le chien est bien accueilli, et on réduit l’anxiété au minimum.

C’est une spécialisation à la fois passionnante et utile, car cela répond à une vraie éthique (l’animal est content de venir), mais aussi à la demande des clients – et des cabinets vétérinaires. »

Quelle est l’importance de la formation ? À quel moment puis-je me lancer dans le grand bain ?

Pour réussir à percer dans votre domaine de spécialisation, il n’y a pas de secret : il faut faire partie des meilleurs. Et sans formation, c’est tout simplement impossible.

Privilégiez d’abord une formation à la fois théorique et pratique. Je reprends ici le témoignage d’Éléonore :

« Ma première formation en éducation canine était très théorique. Elle m’a donné beaucoup de rigueur, mais aucune compétence pratique. Un mois après la fin de la formation, je me suis fait gravement mordre. À l’évidence, je n’avais pas encore assez de compétences pour exercer.

Il n’y a qu’en se confrontant à des animaux différents qu’on apprend et qu’on se forme réellement. Oui, la théorie est nécessaire. Néanmoins, il n’existe pas UNE méthode miracle sortie d’un bouquin, ou d’une semaine de formation, qui fonctionne sur tous les chiens. La pratique est essentielle ! »

Il est donc crucial que votre formation vous permette de traiter des cas pratiques ; d’appliquer vos connaissances théoriques à des situations réelles. Cela vous donnera d’excellentes bases pour ensuite vous lancer dans le grand bain… Et démarrer votre activité, étape appréhendée par beaucoup d’élèves. Éléonore nous explique :

« J’ai eu énormément d’élèves en fin de formation qui n’osaient pas encore s’installer, qui voulaient continuer à se former. Ils voulaient attendre d’être parfaits avant de se lancer. Or, on n’est jamais parfait ! Moi-même, après presque 20 ans de pratique, je fais encore des erreurs.

Il n’empêche qu’on peut être excellent. La perfection et l’excellence ne sont pas la même chose – au contraire, elles s’opposent ! Et on devient excellent en le vivant, et en le pratiquant.

Certes, on ne sort pas excellent d’une formation. On ne sort excellent que quand on s’est confronté au terrain. Ce qui nous permet de savoir si on a réussi ou pas, ce n’est pas le nombre de formations : c’est l’évolution comportementale du chien qui nous est confié, et si on a réussi à atteindre les objectifs qu’on s’est fixés. »

Alors verdict : vais-je réellement mieux gagner ma vie si je me spécialise ?

Oui : mais à condition d’être excellent. « Si vous êtes bons dans ce que vous faites, les gens en parlent – vous percez ainsi plus facilement dans le domaine dans lequel vous vous spécialisez. » Et c’est ainsi que vous sortez du lot, et vous vous garantissez un revenu grâce à votre passion.

Car il faut voir la réalité en face : les métiers du monde animal ont le vent en poupe. Il devient difficile de sortir du lot de professionnels pour se démarquer en éducation canine ; pour se faire embaucher dans un cabinet vétérinaire ; ou pour devenir salarié d’un refuge (pour ne citer que quelques exemples).

Prenons l’exemple d’un cabinet vétérinaire, en région parisienne, qui souhaite embaucher un nouvel assistant. Comment vous faire remarquer parmi les centaines de candidatures qu’ils auront reçu ? Comment vous assurer que votre CV sorte du lot ?

C’est là qu’il est primordial de vous spécialiser dans une branche particulière ; un domaine qui vous différenciera des candidats concurrents.

Indiquez, par exemple, en gros sur votre CV, que vous avez suivi une formation pratique sur l’accueil ‘animal friendly’. Précisez que vous savez comment habituer progressivement, et de manière bienveillante, les animaux au contact des vétérinaires ; aux manipulations utiles à leur santé. Monter sur une table ; se faire ausculter les oreilles ; se laisser couper les griffes… Sans le subir comme une contrainte. C’est un savoir peu répandu, mais qui est un véritable atout dans une clinique vétérinaire. Et c’est ce qui peut mettre toutes vos chances de votre côté pour votre future embauche.

Je donne ici l’exemple des formations ‘animal friendly’ pour être auxiliaire vétérinaire, mais vous spécialiser vous sera utile dans toutes les professions du monde animal. Vous pouvez vous spécialiser dans la rééducation de chiens agressifs si vous êtes éducateur ; dans la prévention du risque de morsure pour pratiquer le toilettage canin sans stress, ou si vous faites de la médiation animale – notamment dans les écoles…

Vous ajoutez une corde à votre arc, grâce à laquelle pourrez encore mieux vivre de votre passion.

Ophélie, rédactrice chez Animal University et Chien Vie et Santé

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Confiné avec votre animal : les astuces pour que l’enfermement ne tourne pas au vinaigre !

Voilà maintenant plus d’un mois que vous êtes confinés – et miracle, personne ne s’est encore entretué au sein de votre foyer – ni vos enfants (si vous en avez), ni votre chien, ni votre chat.

Voici quelques astuces pour vous assurer que tout ce petit monde continue à vivre en harmonie – malgré les contraintes actuelles.

Car oui, le confinement augmente les risques de morsures, griffures, et autres accidents avec vos animaux.

Les attestations de déplacements dérogatoires sont claires : les promenades avec son animal sont autorisées, mais :
– Limitées à une heure par jour ;
– À moins d’un kilomètre de votre domicile.

Si vous aviez l’habitude de prendre la voiture pour laisser votre chien gambader pendant des heures en forêt, il risque d’avoir du mal à supporter ce nouvel emploi du temps.

De même, les enfants ne sont plus à l’école. Ils sont enfermés avec vous, et cherchent (parfois désespérément) un moyen de rompre l’ennui. Votre chat, qui avait alors l’habitude de sommeiller 20 heures par jour, est maintenant constamment sollicité. Comment vit-il ces nouvelles conditions de vie ?

Tout ce petit monde va-t-il réussir à tenir ainsi jusqu’à la fin du confinement ? Allons même plus loin : ce contexte particulier nous permettra-t-il de revoir notre manière de vivre avec nos animaux ?

Le chien et le chat sont les deux espèces les plus impliquées dans la vie quotidienne de l’Homme. Elles se sont peu à peu adaptées au mode de vie que nous leur imposons. Passer la majorité de leur temps en intérieur ; dépendre entièrement de nous pour les sorties ; les repas ; ou quelconque activité.

Le confinement rend cette dépendance, cette proximité, encore plus évidente. Mais surtout, il nous donne l’occasion de remettre en question certaines de nos habitudes pour réussir à mieux vivre avec son animal.

Ces quelques conseils vous aideront à prévenir les risques liés à ce contexte, en se concentrant plus particulièrement sur le chien. Mais vous pourrez les appliquer même après le 11 mai : ils seront toujours valables !

Première astuce : on tire le meilleur des promenades quotidiennes !

Les promenades sont limitées à une heure quotidienne. Pour certains chiens très énergiques, c’est peu. Sans pouvoir se dépenser, ces chiens deviennent tendus ; nerveux. Les accidents sont ainsi plus vite arrivés.

A vous donc de rendre cette petite heure de promenade aussi enrichissante et énergivore possible.

Pour commencer : variez les endroits. Certes, vous devez rester dans un rayon d’un kilomètre de votre domicile ; mais si possible, empruntez à chaque fois des rues différentes. Ne vous limitez pas au square du coin. À chaque fois que votre chien découvre un nouvel endroit, il renifle et analyse toutes les nouvelles informations que cet environnement lui procure. Cela lui impose de réfléchir, et va bien plus le fatiguer qu’un vulgaire tour de pâté de maisons.

Ensuite, donnez-lui un maximum de liberté. On oublie la laisse courte et les coups de collier. Gardez la laisse aussi longue que possible. Laissez votre chien renifler. Prenez votre temps.

La promenade, c’est son moment où il peut « souffler » – surtout s’il y a beaucoup de chahut à la maison. Alors, laissez-lui un maximum d’indépendance ; ne l’appelez pas sans arrêt ; et permettez-lui de vaquer à ses occupations (dans la limite de la longe, si vous êtes en ville).

Deuxième astuce : On n’oublie pas le bénéfice des activités masticatoires !

Une fois la promenade finie, il faut pouvoir occuper votre chien à l’intérieur. Un chien dort en moyenne 12 heures par jour. Il vous reste donc 12 heures à combler dans sa journée pour qu’il soit pleinement épanoui !

La mastication vous sera alors d’une grande aide.

D’abord, parce qu’elle est très énergivore – c’est un excellent moyen de dépenser et d’occuper votre chien.

Ensuite, parce qu’elle produit un effet apaisant sur le chien. Si vous sentez qu’il est nerveux, ou excité, vous pouvez lui donner les choses suivantes :
– Un Kong rempli de pâtée (vous pouvez préalablement le congeler pour qu’il dure plus longtemps)
– Un os cru et charnu, de taille adaptée à votre chien
– Des nerfs de bœuf
– Des oreilles de cochon…

Et, en bonus, la mastication, en plus d’être un besoin essentiel, participe aussi au détartrage des dents ! On prend soin de sa santé, et on évite les bêtises et les accidents.

Troisième astuce : On occupe son chien de chez soi grâce à des activités cognitives

Avec une heure de promenade quotidienne, nos chiens bénéficient de peu d’activité physique. Ils sont donc un surplus d’énergie qui risque de se transformer en frustration.

Heureusement, il y a les activités cognitives ! On a tendance à l’oublier, mais nos chiens ont besoin de réfléchir. Les dépenses intellectuelles sont d’ailleurs aussi (voire plus) énergivores que des séances de sport !

Les options sont nombreuses. Vous pouvez, par exemple, faire des jeux de flair avec votre chien – comme cacher des friandises dans l’herbe de votre jardin, ou même un peu partout dans votre maison en faisant participer les enfants.

Vous pouvez aussi enrichir son environnement en construisant des parcours au sein de votre maison – un tunnel sous la table, un fort avec les coussins du canapé, un pont avec les chaises… Ressortez vos vieux draps, d’anciennes peluches… Découvrir un nouvel environnement fera réfléchir votre chien – et l’amusera beaucoup ! Attention toutefois à ce que cette activité ne génère pas trop d’excitation !

Enfin, profitez du confinement pour apprendre de nouveaux tours à votre chien. Cela consolide votre lien de complicité, mais surtout cela le force à réfléchir. C’est peut-être l’occasion de vous lancer dans le Clicker Training, le Dog-dancing, ou le pistage, de l’intérieur de votre maison !

Lors de ces nouveaux apprentissages, travaillez toujours en positif, avec des friandises très appétantes. Et surtout : faites participer toute la famille – y compris (et surtout !) les enfants !

Justement, parlons-en des enfants :

Quatrième astuce : On profite du confinement pour rappeler les règles de base à ses enfants !

Votre chien ou votre chat n’a pas l’habitude d’être enfermé toute la journée avec vos enfants. Aussi gentils soient-ils, votre animal peut devenir irritable, à force d’être constamment sollicité par ces petits humains.

N’oublions pas que la majorité des victimes de morsure sont des enfants, et que le chien est le plus souvent le chien de la famille… qu’on avait laissé sans surveillance avec les petits.

Le contexte du confinement rend ces accidents plus probables – alors n’oublions pas ces quelques règles essentielles, pour la sécurité des enfants, mais aussi de votre chien!

On ne laisse jamais son enfant sans surveillance avec votre chien.

Votre enfant a beau être gentil et bienveillant, il n’est peut-être pas encore capable de lire les comportements de votre chien ; de comprendre quand il est mal à l’aise.

La plupart des chiens n’apprécient pas les câlins serrés ; qu’on vienne les déranger quand ils sont dans leur panier ; ou qu’on leur arrache leur jouet. Malheureusement, nos enfants ont tendance à l’oublier !

Alors soyez vigilant : on ne laisse jamais son enfant seul avec son chien ou son chat. Même l’animal le plus gentil du monde peut en avoir marre qu’on lui dire les poils, les oreilles ou la queue.

Pensez bien, et apprenez à votre enfant à toujours appeler l’animal pour voir s’il a envie d’interagir. S’il ne vient pas on le laisse tranquille !

On apprend à lire son chien – et on partage ce savoir avec les enfants !

Non, un chien qui montre les dents ne « sourit » pas. Non, quand il grogne, ce n’est pas un ronronnement : c’est parce qu’il est énervé. Vous en êtes conscient – mais est-ce le cas de votre enfant ?

Apprenez, ensemble, à reconnaître les signaux d’inconfort chez le chien. Je vous en cite quelques-uns, plus subtiles que le grognement :
– Plaquer les oreilles en arrière
– Cligner ou plisser les yeux
– Se lécher la truffe ou bailler de manière répétitive
– Une position plutôt tendue, l’échine courbée
– Le chien (ou le chat) essaye de partir ou détourne la tête
– Le regard en coin, qui laisse apparaitre le blanc des yeux…

Ces signes sont l’expression d’un inconfort. Parfois, ils précèdent la morsure. Il est important que vous sachiez les repérer – et votre enfant aussi.

Si votre chien exprime un tel inconfort : arrêtez immédiatement ce que vous faites, et laissez-le tranquille. Surtout s’il n’a pas de possibilité de s’extraire de la situation !

On associe les enfants à quelque chose de positif !

Il faut comprendre nos chiens : les petits humains ne sont pas toujours tendres ; ils font beaucoup de bruit ; et ils sont plutôt envahissants. On ne peut pas leur en vouloir si, parfois, ils en ont assez de partager leur foyer avec eux.

Heureusement, cette situation n’est pas irrémédiable. Vous pouvez créer un environnement qui permettra à votre chien d’apprécier vos enfants. Il suffit de les associer à quelque chose de positif.

Voici quelques idées :
– Votre enfant peut vous accompagner lors des promenades. Cela peut même être lui qui annonce l’heure de la balade !
– Vous pouvez apprendre à votre enfant à donner la gamelle au chien, lorsque c’est l’heure du repas (attention néanmoins à bien travailler la gestion de ses émotions au préalable, pour éviter que votre chien se jette dessus quand il entend le bruit de ses croquettes dans la gamelle !).
Une fois les gamelles distribuées, assurez-vous que votre enfant ne dérange pas vos animaux pendant les repas.
– Faites participer votre enfant aux nouveaux apprentissages avec votre animal. Si vous travaillez en positif, votre chien va adorer ces séances d’exercice. Si le « petit humain » y participe, et distribue, lui aussi, des friandises, votre chien risque de le porter dans son cœur bien plus facilement. Il sera alors plus tolérant, même si votre enfant est parfois un peu trop envahissant à son goût !
– À chaque fois que votre chien a un contact avec votre enfant (même s’il s’agit simplement du « petit humain » qui passe à côté de son panier) : récompensez-le. Votre chien va peu à peu associer votre enfant à quelque chose de très agréable – plutôt qu’à une nuisance sonore 😉

Cinquième astuce : On renforce le calme !

Quand on éduque son chien, on a souvent tendance à récompenser l’action : quand votre chien court pour venir au pied ; quand il fait le beau ; quand il attrape une balle…

Mais on ne récompense jamais un chien qui est calmement allongé dans son panier. C’est dommage ! Surtout si votre chien peine à se canaliser.

Votre chien doit apprendre que le calme, ça paye aussi. Ainsi, il sera moins susceptible de s’exciter à chaque fois que quelqu’un passe à côté de lui en courant ; fait tomber sa tartine au sol ; ou si le chat a un excès de folie.

Prenez l’habitude de récompenser votre chien s’il va de lui-même à son panier ; ou s’il choisit de rester apaisé malgré l’excitation ambiante. Vous renforcez ainsi les comportements de calme – et limitez les accidents liés à un trop-plein d’excitation.

Aménager un espace dédié aux enfants (tapis de jeux, la chambre) et un espace dédié au chien loin des passages pour la tranquillité de chacun.

Sixième astuce : On apprend à… ne rien faire !

Il est tentant de profiter du confinement pour faire un tas de choses avec son chien – mais il est aussi important de ne pas le surstimuler.

« Ne rien faire » est un apprentissage important pour ne pas avoir un chien frustré lorsque nous n’aurons pas le temps de nous occuper d’eux. Ne donnez donc pas d’attention à votre chien à chaque fois qu’il en réclame.

Si à la rentrée, vous ne serez pas disponible pour lui 8 heures par jour, prévoyez des séances où votre chien peut s’occuper seul, pendant vos horaires d’absences habituelles.

Vous pouvez évidemment profiter d’être à la maison pour mettre en place des apprentissages, mais ne les travaillez pas toute la journée. Laissez un peu de répit à votre chien.

Gardez les sessions courtes et surtout, une fois le confinement fini, n’abandonnez pas toutes activités avec lui.

Vous avez maintenant les clefs pour bien vivre le confinement en famille, jusqu’au 11 mai – et au-delà ! Continuez à appliquer ces conseils même à la reprise de vos activités.

Prenez bien soin de vous, de vos proches, et de vos animaux – particulièrement en ce moment !

Ophélie, rédactrice pour Chien Vie et Santé & Animal University

Formations

Peut-on vivre de sa passion ?

« Choisis un travail que tu aimes, et tu n’auras pas à travailler un seul jour de ta vie ». Cet adage bien connu a d’un coup pris tout son sens quand vous avez adopté votre premier animal. Et c’est compréhensible !

Tous les jours, votre chien vous fait rire ; votre chat vous réconforte. À chaque nouvel apprentissage, vous êtes empli de fierté. Quand vous croisez un chien dans la rue, vous ne pouvez vous empêcher de vouloir le caresser. À chaque fois que vous voyez un chat errant, vous voulez lui venir en aide.

En bref : les animaux, vous adorez ça. Et il n’y a pas plus beau travail qu’un métier qui vous exalte.

Bonne nouvelle : il existe une multitude de métiers grâce auxquels vous pouvez vivre de votre passion.

Le souci, c’est que vous n’êtes pas le seul à y avoir pensé. Aujourd’hui, de plus en plus de propriétaires fans d’animaux commencent à exercer en tant qu’éducateurs canins ; zoothérapeute ; pet-sitter… Il devient donc de plus en plus compliqué de percer dans ces domaines.

Dans cet article, je vous explique comment réussir votre carrière dans le monde animal – malgré la concurrence de plus en plus rude. Votre réussite dépend directement d’un objectif qui, une fois atteint, vous garantira une belle carrière dans le métier de votre choix – avec votre poilu !

Gagnez en crédibilité : formez-vous !

La plupart des métiers du monde animal ne nécessitent pas de diplôme reconnu pas l’État. Résultat : n’importe qui peut, par exemple, se déclarer ‘éducateur canin’. Ce n’est pas une appellation protégée. Inévitablement, on se retrouve parfois face à des ‘professionnels’ qui manquent cruellement de compétences.

Par exemple, j’ai déjà eu affaire à un éducateur canin dont la seule formation avait consisté en 2 semaines de ‘théorie’. Croyez-moi, ce manque de sérieux s’est réellement fait ressentir lors de cours collectifs et particuliers.

Le ‘dresseur’ de chiens n’était absolument pas au fait des dernières découvertes en éducation canine. Il ressassait sans arrêt de vieilles idées reçues complètement obsolètes sur la hiérarchie entre chien et maitre. Sa seule référence était une citation de sa grand-mère (qui elle non plus, n’avait aucun diplôme en éducation canine) : « On n’éduque pas son chien avec des saucisses ».

(Petit aparté à ce sujet : au cours de vos formations, vous apprendrez que, bien au contraire, la saucisse est en excellent moyen d’entretenir la motivation de votre chien, et de lui faire réussir des apprentissages a priori très complexes !)

Pour en revenir à ce fameux ‘éducateur canin’ qui n’en était pas un : je n’y suis jamais retournée – et je ne doute pas qu’il ait perdu énormément de clients de cette manière.

Les propriétaires d’animaux ne sont plus dupes. Aujourd’hui, il existe une multitude de sites internet, blog, chaines YouTube, etc. qui expliquent gratuitement comment éduquer votre chien ; comment mieux nourrir son chat… Vos futurs clients attendront de vous d’avoir une réelle valeur ajoutée.

Et ça, vous ne pouvez l’obtenir qu’avec une formation rigoureuse, qui vous donne à la fois la théorie nécessaire, mais aussi beaucoup de pratique, avec des animaux (et des humains !) très différents.

Vous vous sentirez plus à l’aise dans l’exercice de votre métier ; et vos potentiels clients seront rassurés de voir que vous avez suivi une formation sérieuse et reconnue.

Mais quel type de formation choisir ?

Afin de vous différencier des milliers d’autres professionnels du monde animal, vous avez deux options :
– Vous diversifier, afin de proposer un maximum de services – je vous en parle dans quelques lignes.
– Vous spécialiser dans un domaine bien particulier – ce qui fera l’objet d’une prochaine newsletter.

Devenez le couteau suisse indispensable du monde animal

Imaginez-vous ceci. Vous avez besoin d’un comportementaliste pour vous aider dans l’éducation de votre chiot. Vous faites une recherche dans votre région, et vous trouvez deux profils : Amélie et Jeanne.

Amélie est éducatrice canine, et propose des cours particuliers à domicile.

Jeanne aussi – mais elle propose, en plus, des balades collectives et des classes spéciales ‘chiot’.
Quand vous partez en vacances, elle peut faire pension canine familiale chez elle – ce qui vous rassure, car votre chien reste chez une personne qu’il connait, et en qui vous avez confiance, entouré de copains bien socialisés.
Enfin, Jeanne finit toujours ses cours d’éducation canine par un massage canin. Elle en profite pour vous partager ses techniques, afin que vous sachiez comment profiter d’un moment complice pour détendre et étirer votre chien.

Qui choisiriez-vous donc comme éducatrice canine ?

Dans la majorité des cas, les propriétaires de chien choisiront Jeanne. Normal : il faut dire que la diversité de ses compétences est bien pratique !

C’est pour cela qu’il est primordial de choisir une formation qui vous permet de vous diversifier ; de multiplier vos services. Non seulement vous attirez plus de clients, mais surtout, vous augmentez vos revenus.

Je vous explique.

Un moyen infaillible de vous garantir un revenu stable

La plupart des éducateurs canins (pour reprendre cet exemple) gagnent à peine un SMIC. Une des raisons principales est la disponibilité de vos clients. La plupart des propriétaires de chiens travaillent du lundi au vendredi, de 9h à 18h. Vos cours d’éducation canine se dérouleront en grande partie les week-ends (et le soir, si vous êtes chanceux). Vous devez donc enchainer un maximum de cours en deux jours – assez pour réussir à vous sortir un salaire ! Et je ne vais pas vous le cacher : c’est difficile, surtout en période de creux (Noël, vacances d’été), ou quand il pleut. Vous verrez, les jours de pluie, vos clients auront parfois une fâcheuse tendance à annuler les cours en dernière minute !

Quelques rares éducateurs canins ont trouvé la clef pour combler ce manque d’activité en semaine, l’hiver, ou bien pendant les vacances. Un moyen simple de se garantir un revenu stable, tout au long de l’année. C’est simple : ils proposent des services complémentaires à l’éducation canine.

Reprenons l’exemple de Jeanne. Pendant les vacances d’été, elle donne deux fois moins de cours en éducation canine. Elle profite donc de son temps libre pour proposer ses services de pension canine. Ainsi, elle peut continuer à se rémunérer convenablement, même pendant les vacances.

La semaine, elle propose des balades collectives ou individuelles. Ses clients en sont très friands, car la plupart ne peuvent pas sortir leur chien pendant qu’ils sont au travail. Jeanne vient donc les chercher directement chez eux, et les emmène pour se dégourdir les pattes. Ils peuvent profiter de sorties en longe voire en libre ! Pour les chiens les plus stressés, et qui préfèrent attendre le retour de leur maître pour sortir, Jeanne fait des visites à domicile. Les chiens sont ravis de la voir arriver avec des jouets remplis de friandises !

Jeanne a aussi eu la chance de se former en zoothérapie. Elle a remarqué que les mardis et les jeudis, elle avait moins de demandes pour des cours en éducation. Elle consacre donc ces deux jours de la semaine exclusivement à la médiation animale – une activité en pleine croissance ! Jeanne démarche les maisons de retraite ; les entreprises ; les centres pour enfants handicapés… Et elle rencontre un succès fou. Ses interlocuteurs sont rassurés de voir qu’elle a une bonne connaissance à la fois de l’animal, mais aussi de la psychologie humaine. À chaque fois qu’elle intervient avec ses chiens, les patients sont ravis. Et aider les autres donne du sens à son travail.

La zoothérapie lui permet de se faire connaitre, mais surtout d’assurer un revenu stable – même en pleine semaine, et même quand il pleut !

Il ne faut pas se voiler la face. Les métiers du monde animal sont de plus en plus populaires. Il devient compliqué de percer dans ce milieu. De vivre correctement de sa passion.

Compliqué, oui, mais pas impossible ! Soyez rigoureux. Ne lâchez rien. Et surtout : formez-vous ! Choisissez un diplôme assez complet pour vous permettre de diversifier vos services. Non seulement vous gagnez plus de clients, mais en plus vous multipliez vos sources de revenus. Parce qu’avoir une passion, c’est formidable, mais pouvoir en vivre… c’est encore mieux !

C’est dans cette optique qu’Animal University a créé la Licence Professionnelle dédiée aux métiers de l’animal. Éducateur canin, comportementaliste (canin ou félin), intervenant en médiation animale… Bonne nouvelle : elle est facilement finançable.

Cette licence verra le jour à l’université de Paris Nanterre en septembre 2021.

Si vous ne pouvez attendre jusque-là, une première formation en lien avec cette licence démarre en septembre : “Éthologie et bien-être de l’animal compagnon : concepts et applications pratiques”.

C’est une formation de 10 jours (5 jours en avril, et 5 jours en juin) qui vous donnera d’excellentes bases pour démarrer votre carrière dans le monde animal. Pour plus d’information, envoyez nous un e-mail à contact@animal-university.fr – ou bien rendez-vous sur notre page Facebook ou Instagram !

Inscription à la formation

Article de Ophélie Poillion, rédactrice pour Chien Vie et Santé pour Animal University

Evénement

Evénement Pet & Co.

Après l’immense succès de la première édition, Animal University, My Pet Agency et Ground Control
ont organisé la seconde édition de la “Pet & Co.” le samedi 12 octobre dernier.

Un après-midi gratuit et hors du commun, où se rassemblent des passionnés d’animaux, des professionnels, des pet influenceurs, des représentants de start-up innovantes, des ateliers ludiques et un cocktail VIP.

Au Ground Control Paris, à deux pattes de la Gare de Lyon, la deuxième Pet&Co. a atteint des records de fréquentation et des retombées exceptionnelles ! Plus de 4200 visiteurs !

Toute l’équipe d’organisation est fière de cet incroyable succès et vous donne, d’ores et déjà, rendez-vous pour la troisième édition.

Site internet de l’événement : https://www.petand.co/
Page événement Facebook : https://www.facebook.com/events/2058252504479181/

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Je considère mon animal comme mon enfant : erreur ou pas ?

Vous considérez votre chien ou votre chat comme votre bébé, et votre entourage a d’ailleurs tendance à vous le faire remarquer avec une pointe de moquerie ? Sarah Jeannin, psychologue clinicienne et Docteur en éthologie, décrype ce comportement.

L’animal de compagnie a une place de plus en plus importante dans notre société. En France, presque un foyer sur deux possède au moins un animal de compagnie. En Occident, les propriétaires d’animaux de compagnie sont qualifiés de « pet parents » dans les médias populaires et la moitié des propriétaires considèrent leur animal comme un membre de la famille à part entière voire comme un enfant. Un grand nombre de propriétaires se comportent avec leur animal de la même façon qu’ils le feraient avec un enfant : ils les embrassent, leur donnent des surnoms affectueux « mon bébé, mon amour, ma fifille…», ils les portent, certains les habillent, fêtent leur anniversaire, leur offrent des cadeaux etc.

La relation homme-animal de compagnie est-elle similaire à la relation parents-bébé ? Des études scientifiques menées sur des propriétaires et leurs chiens nous apportent quelques éléments de réponses.

Le cerveau est activé de la même manière ! Lorsque des mères sont exposées à une photo de leur enfant ou de leur chien, on observe dans leur cerveau une activation similaire de certaines régions impliquées dans les émotions et le système de la récompense (Stoeckel et al. 2014). La vision de leur chien et de leur enfant semblerait donc leur apporter une sensation de plaisir similaire !

L’hormone de l’attachement

L’ocytocine, aussi appelée « hormone de l’attachement » favorise les comportements affiliatifs, l’empathie et les comportements d’approche dans un contexte social. Les interactions homme-chien calmes et positives conduisent à une augmentation de l’ocytocine chez le propriétaire et chez son chien (Nagasawa et al. 2015). Ce phénomène est similaire à ce qui a été observé dans les interactions parents-bébé. Ces deux types de relations ont un soubassement biologique commun !

Attirance pour un aspect “bébé”

Certaines races de chiens et de chats présentent une apparence juvénile marquée(exemple : le Chihuahua de petite taille au front saillant, aux grands yeux et au petit museau). Ce phénomène s’appelle la néoténie et il est en grande partie lié à la sélection artificielle réalisée par l’homme au cours de la domestication. Si on présente à des humains des chiens ou des chats aux caractéristiques faciales juvéniles artificiellement accentuées, ils sélectionneront de préférences ces individus ! (Borgi & Cirulli 2013, 2016). Ces caractéristiques, qui rappellent le visage du bébé humain, attirent l’attention de manière très rapide et inconsciente et induisent des réponses affectives.

L’attachement

A partir d’une version adaptée de la « Situation Etrange d’Ainsworth », un protocole scientifique qui permet d’observer la manière dont le bébé gère les épisodes de séparation et de réunion avec sa figure d’attachement et ainsi d’évaluer son type d’attachement, les auteurs ont montré que les chiens présentent des comportements envers leur propriétaire qui ressemblent de très près à ceux rapportés chez les enfants humains (ex : jouent et explorent plus en présence de leur propriétaire) (Topál et al. 1998)*.

Le « Baby-talk »

Beaucoup propriétaires s’adressent à leur animal en utilisant une voix aigüe et modulée, qui ressemble fortement à la manière dont les parents parlent à leur bébé. Nous avons récemment montré que les chiens sont significativement plus attentifs lorsqu’on leur parle de cette manière (Jeannin et al. 2017). Alors n’hésitez pas à être ridicules J ! Le baby-talk permet à la fois de consolider la relation affective, en transmettant des messages émotionnels évidents et de favoriser l’efficacité de la communication.

Une relation de dépendance

L’animal de compagnie (captif) et l’enfant humain sont dans une relation de dépendance à leur figure de soins. Les animaux de compagnie sont dépendants de leur humain pour : l’accès à la nourriture, aux sorties ; Nous contrôlons leur environnement, leur vie reproductive, leurs interactions, leurs activités. Cette dépendance qui leur est imposée, a des avantages : nous assurons leur santé, leur survie, et des inconvénients : frustrations lorsque leurs désirs et besoins ne sont pas pris en compte! Il est cependant important de retenir que l’animal est autonome contrairement à l’enfant humain, il peut survivre sans l’humain dans son milieu naturel. L’enfant n’en a pas les capacités physiques et cognitives, il est en développement.

Je considère mon animal comme mon enfant : erreur ou pas ? Réponse d’une éthologue et psychologue clinicienne

Il est naturel de ressentir une grande affection pour son animal. L’humain est une espèce sociale ! Nous ne cessons de créer du lien avec ce qui nous entoure, même avec les objets inanimés ! Cette affection est bénéfique pour nos animaux, à partir du moment où cela conduit à de la bienveillance, de l’empathie et du soin.

En revanche, cela devient pathologique lorsqu’il y a une confusion entre un enfant et un animal (imaginez une seconde que vous traitiez votre enfant comme un animal, les besoins de l’enfant non plus, ne seraient pas respectés !). Cela est nuisible lorsque les besoins éthologiques de l’animal ne sont pas respectés, que son bien-être est impacté ou que son intégrité physique est altérée par nos comportements. Mais encore faut-il être capable d’identifier et d’interpréter les états émotionnels de son animal!

Alors que nous adorons nos animaux, nous sommes paradoxalement très peu informés sur leurs besoins éthologiques et leurs modes de communication. Nous avons en conséquence de grandes difficultés à identifier leurs états émotionnels et à ajuster nos comportements. Pour parvenir à les comprendre, il faut adopter leur point de vue.

Nos animaux sont des êtres vivants, d’une nature différente de la nôtre, que nous devons nous efforcer à respecter avec le même respect, et de connaitre avec la même curiosité, que toutes autres natures vivantes dont nous faisons aussi partis. La relation homme-animal va de pair avec intelligence, curiosité, connaissance, conscience et respect. A partir de là, nous pouvons développer de la patience et de la bienveillance.

Dr Sarah Jeannin

Informations

Risquez-vous d’être mordu par un chien?

Une nouvelle étude publiée dans le British Medical Journal révèle que les hommes, ainsi que les personnes dépressives, présentent plus de risque d’être mordus par des chiens. Explications.

D’après cette étude, menée sur 385 foyers du comté du Cheshire, en Angleterre, certains chiens auraient tendance à mordre les personnes souffrant de dépression, d’irritabilité ou d’anxiété.

Comment cela s’explique-t-il ? Dr Sarah Jeannin, docteur en Ethologie, psychologue clinicienne et formatrice à Animal University, estime que « les personnes dépressives ayant des capacités cognitives “altérées” (notamment des difficultés de concentration et d’attention) et une grande fatigue, sont susceptibles de moins percevoir les signaux de communication émis par le chien ». Or « il faut être très attentif à ces signaux ou très expérimentés pour les lire rapidement et facilement (ex : dilatation de la pupille, détournement du regard ou de la tête, léchage de truffe, bâillements etc.). De manière générale, les chiens “préviennent” avant de mordre, l’agression peut être plus rapide s’ils se sentent menacés et que seule cette issue leur permet d’échapper à la situation. »

De plus, « si ces personnes prennent des antidépresseurs, cela peut engendrer des changements hormonaux auxquels les chiens sont très sensibles », ajoute-t-elle. « De la même manière, nous avons remarqué lors de nos consultations que les chiens peuvent s’avérer agressifs avec les personnes alcoolisées, soit à cause de leur changement d’attitude, soit de l’odeur, soit de changements endocriniens ».

Les hommes risquent plus de se faire mordre que les femmes

L’étude publiée par le British Medical Journal précise également que les hommes ont 1.81 fois plus de chance de se faire mordre par un chien.

Si les auteurs de l’étude n’en expliquent pas les raisons, la Dr Jeannin, elle, émet une hypothèse : « les chiens craignent davantage les hommes car ils sont tout simplement plus impressionnant et donc potentiellement menaçants (voix grave, gabarit plus important etc.). Mon expérience clinique me permet de dire que les hommes sont aussi plus rapides dans leur initiative de contact avec les chiens, que les femmes. Les femmes parlent plus que les hommes aux chiens avant d’entrer en contact. Et d’après certaines études, elles seraient plus empathiques, et donc plus à mêmes d’être attentives aux signaux de communication là encore. »

Il est donc très important que tout le monde (hommes, femmes, personnes souffrant d’un mal-être, enfants…) ait accès à des informations de prévention. Connaître un minimum le comportement canin et les signaux qui annoncent la morsure est indispensable.

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